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Balade au fond du jardin : contrôle et lâcher prise - Coquelicot et Indigo
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Balade au fond du jardin : contrôle et lâcher prise

J’observe les fleurs sauvages du jardin : Le Coquelicot, le Fumeterre, les Pâquerettes forment une symphonie magnifique en cette période. Une abeille passe d’un plan de sauge sauvage à l’autre, une coccinelle en équilibre sur une feuille de Mauve…Devant ce spectacle sur lequel ma seule influence a été justement de ne rien faire, je me demande : pourquoi on enlève certaines plantes, on désherbe pour en mettre d’autres qui peinent à pousser, pourquoi chercher à contrôler ? pourquoi l’humain cherche à s’imposer, à décider si une plante peut rester ou doit être éradiquée ? Une fois, une dame m’a conseillé pour avoir de beaux rosiers, de les faire souffrir en les taillant régulièrement. Soi-disant ça les aide à mieux pousser. Mon rosier je l’aime, c’est une des rares plantes que j’ai plantée et il m’a fait l’honneur de vivre et de s’épanouir…

Mon rosier qui a poussé sans souffrance mais avec beaucoup d’amour…

J’ai la chance de ne pas avoir la main verte, alors je laisse faire la nature. Je me rends compte que ne pas décider à l’avance de ce qui pousse me donne un jardin magnifique. Et si c’était pareil dans la vie ? Si j’arrive à lâcher prise dans mon jardin, c’est parce que je n’ai aucune attente sur le sujet, aucun objectif. Je laisse faire le beau, il n’a pas besoin de mon aide.

Pour le reste, par contre…je fixe un objectif et en découlent une liste d’actions pour y arriver. Parfois je change les moyens, parfois même le but. Malgré tout, je suis toujours dans cette logique de contrôle du chemin et de l’arrivée. Je veux décider ou la vie me mène, je veux me mener toute seule. J’ai l‘impression qu’une journée improductive, j’entends qui ne sert pas la destination finale, n’est pas digne. Alors je culpabilise et je rajoute de la maitrise ou du perfectionnisme. Pourtant, le but ultime est d’être heureux. Alors pourquoi passer à coté de ces petits bonheurs quotidiens dans l’espoir d’en rejoindre un plus grand ?

En réalité, on s’habitue à tout, et même au meilleur. Alors ce grand bonheur deviendrait normal et on continuerait notre quête du plus. Je commence à me demander si cette course au « faire » n’est pas une illusion. On est fier un temps puis la course continue, pour faire encore mieux. Après la course à « l’ avoir », la course au « faire ».

Au fond, si je liste mes moments de bonheurs, ils sont simples : marcher pieds nus dans l’herbe humide, manger une pêche juteuse et la laisser dégouliner penchée en avant dans le jardin, sentir le moment où c’est bon j’ai choppé la vague, couper des blettes (oui, c’est bizarre).

Et si nous étions dans une course pour posséder ou réaliser alors que le bonheur est finalement tout simple et à portée de main ? Maintenant.

Dis moi en commentaires tes plaisirs simples d’enfant ou d’adulte 😉

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Amelie
2 commentaires
  • Marianne

    Mes petits plaisirs :
    Toucher. Je touche tout. À pleine main ou du bout du doigt, il faut que j’effleure, que je caresse ou que je saisisse. Il faut un contact.
    Dormir toujours avec les volets mis-clos pour que je vois les reflets de la lune ou le soleil se lever. Savoir que la course du Monde continue et l’imaginer au fond de mon lit. Et si je peux entrouvrir la fenêtre et écouter les bruits de la Nature (Oui en ville c’est pas top) et sentir un petit air alors je suis aux anges.
    Manger des cerises dans les arbres, manger des fraises juste cueillies, des tomates chauffées au soleil.
    Imiter les cris/chants d’animaux et sans blague, on se parle (si si).
    Parler à mes plantes et arbres quand je jardine.
    Lécher la cuillère quand je cuisine.

    17 juin 2020 at 21 h 28 min Répondre
    • Amelie

      Ah oui les bruits de la nuit un été en Provence …

      23 juin 2020 at 22 h 01 min Répondre

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