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La face cachée du Coronavirus : les prises de conscience - Coquelicot et Indigo
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La face cachée du Coronavirus : les prises de conscience

En fait, ce qu’il y a de particulier dans cet ennemi invisible, c’est que notre protection dépend des autres. Bien sûr, il y a l’alternative de se calfeutrer chez soi avec 40 kg de pâtes et 200 rouleaux de PQ, et de ne plus sortir.

L’ultime confinement peut sauver ta peau si, à la base, tu n’incubais pas avant (un peu comme le paquet de farine qui est mité alors que tu ne l’as pas ouvert, le vers était déjà là). En pratique, nous sortons tous pour les besoins nécessaires (Non l’épuisette et Biba n’en font pas partie, n’insiste pas !).

En gros faut bien bouffer, et moi la perspective de manger des pâtes et du riz pendant un mois me déprime encore plus que le virus (oui j’exagère, mais bon je viens du sud, alors…).

D’autres sont obligés de sortir pour travailler car ils appartiennent à des secteurs indispensables : santé, alimentation (paysans, distribution…) et autres. Je vais bosser, bien obligée, je suis dans le secteur médical. Alors comment faire pour se protéger ?

Et bien nous ne pouvons que compter sur l’autre pour nous protéger : l’autre me protège par ses actions et moi je le protège par les miennes.


A savoir : lavage des mains, porter un masque maison, la distanciation sociale et une bonne dose de bon sens ! Un mec s’est pointé au laboratoire, il a toussé sans masque, a mis ses doigts souillés partout et notamment sur le distributeur d’eau.

Nous lui donnons un masque chirurgical qui protège les autres. Les masques sont précieux, nous n’en n’avons pas beaucoup et nous les économisons un maximum.

Que fait -il en partant ? il l’enlève et le fourre dans sa poche puis part à pied et traverse la ville en toussant. Donc un peu de jugeotte, si on tousse on reste à la maison et si besoin indispensable on protège les autres en portant un masque maison (Fabriquer son masque : ).

Nous ne pouvons plus penser individuellement mais bien collectivement. L’ère du chacun pour son cul est révolue (en plus ça rime). L’action individuelle sert le collectif.

J’entends ou je vois sur les réseaux sociaux des remarques : je m’en fiche j’ai un bon système immunitaire, ou bien mon niveau d’énergie est phénoménal, je ne serai pas touché. Et bien ça me gonfle au plus haut point !

J’espère très fort qu’ils ne seront pas malades, mais j’espère aussi qu’ils ne tueront personne et qu’ils ne perdront pas un ami ou un parent plus faible. Pour que ce soit efficace, tout le monde doit agir, se serrer les coudes.

Ce virus nous fait prendre conscience que nous sommes tous interdépendants. Notre santé dépend de l’action des autres : le patient asymptomatique qui ne diffuse pas la maladie, le personnel hospitalier qui s’acharne jour et nuit à sauver des vies, le caissier sous payé qui reste pour qu’on puisse acheter à manger, l’ambulancier sans masque, le pompier…

Nous sommes aussi interconnectés, une épidémie se déclenche en Chine et quelques semaines plus tard, elle touche le monde entier. L’humanité n’est pas constituée d’individus isolés ou de groupes d’individus (Nation, pays).

Les barrières artificielles tombent devant ce virus. He oui, il n’a pas eu le bon goût de respecter les frontières !

Voilà, nous prenons enfin conscience que nous sommes tous dans le même sac, nous sommes tous reliés les uns aux autres et nous dépendons de l’autre.


Franchement si j’étais seule au monde, j’aurais du mal, je ne sais rien faire d’utile pour ma survie. Je ne sais pas construire un abri, ni faire un potager…ah si ! je sais utiliser Excel …). Ce qui m’amène au deuxième point.

Ce virus nous aide à trier l’essentiel. Il nous invite à prendre du recul et regarder notre vie autrement. Qu’est ce qui est important pour moi ? Je pensais aimer les vêtements, pourtant, depuis la fermeture des écoles, je ne fais plus d’effets vestimentaires.

Je vais travailler en tenue confortable et pratique : jeans, chaussures de randonnée, T-shirt facile à laver à haute température. Est-ce que je suis sexy, féminine ? Franchement, je m’en fous. Je sais seulement que je peux marcher vite, aller dans la campagne (avant le confinement) pour prendre l’air entre midi et deux.

Mes priorités changent en fonction de l’environnement. Alors ce virus ne va pas rester longtemps, mais il aura eu au moins le mérite de nous montrer ce qui compte ou pas pour nous. Avons-nous besoin de tant de choses ? De faire les boutiques le samedi ? De changer de téléphone, de voiture fréquemment ?

Bref, il remet en cause la société de consommation qui avait déjà commencée avec le zéro déchet. Je ne dis pas qu’on va se balader les cheveux en bataille avec une feuille plaquée sur les fesses !

Non, simplement, c’est le moment de se tourner vers des produits de qualité pour remplacer la quantité. Ne plus avoir 6 pulls H&M qui gondolent et qu’on jette rapidement mais 2 pulls qui tiennent dans le temps. Voilà pour le tri des objets personnels, mais ce tri se fait aussi au niveau des activités : à chacun de voir si les activités choisies ont du sens. Est-ce que scroller sur Facebook a du sens ? Est-ce que laver sa voiture a du sens ? Est-ce que regarder une série a du sens ?

A chacun de s’interroger sur ses choix. Personnellement, je vais réduire encore plus Facebook. Je m’y suis mise il y a quelques mois. Je me rends compte que pour moi, c’est une perte de temps énorme. Je remplis 5 min de vide en regardant en diagonale des articles pourris : débordement émotionnel chez l’un, publi-information, théorie complotiste ou blague relou chez l’autre.

Clairement je vais virer le quantitatif naze et le remplacer par du qualitatif : choisir un article de fond et le lire ou bien un article avec un certain regard.

Regarde ce que tu achètes, qu’est ce qui est vraiment important ? Que possèdes-tu en quantité mais qui n’est pas de bonne qualité ? Par quoi pourrais-tu le remplacer ?


Tes activités quotidiennes personnelles ont-elles un sens ? T’apportent-elles du plaisir ou bien masquent-elles un vide ?


Ce retour à l’essentiel pourrait aussi se faire au niveau de la société. A l’heure du confinement ou seules tournent les entreprises indispensables, et bien, je me rends compte qu’il n’y en a pas tant que ça.

J’ai parfois l’impression que des boulots stupides existent pour nous occuper. Certes, il faut bien se nourrir… mais imposer des jobs inutiles c’est croire que l’humain n’est pas capable de s’inventer une activité, de se créer un boulot en adéquation avec ses goûts et ses compétences.

Les entrepreneurs le font, pourquoi pas plus de monde. Mon boulot est utile, et même au sein de l’utile (santé), il y a des tâches sans valeurs ajoutées. Nous avons de l’administratif, une quantité sclérosante. Je passe plus de temps à faire tourner le système qualité qu’à servir le patient. Cela ne soutient pas, cela limite. A mon niveau, je vois des éléments inutiles, alors je n’imagine même pas pour un boulot qui n’a pas de sens en lui-même.

Recentrons nos activités sur ce qui a du sens et si on n’y parvient pas, rendons-nous compte que le travail ne nous définit pas, il est un moyen, pas une fin en soi.


Comment te sens tu dans ton travail ? Est-il épanouissant ? As-tu autre chose que le boulot dans ta vie ?


Quand nous nous serons recentrés sur l’essentiel, nous pourrons alors exprimer notre humanité. Non, prendre le métro pour remplir un tableur Excel dans un open-space fétide ne rentre pas dans ce cadre. Qu’est ce qui distingue l’humain de la machine ? L’homme de l’automate ? La capacité à aimer, à se connecter à l’autre par les émotions et la créativité.

Créons ensemble, peu importe la forme. Pour moi c’est l’écriture (blog et roman en cours) mais les formes sont infinies : musique, peinture, couture, inventions, philosophie… Comment exprimes-tu ta créativité ? Qu’est ce qui te donnait du plaisir enfant et que tu as abandonné adulte ? Avec le confinement, il est temps de renouer avec nos rêves. L’excuse du temps n’est plus valable, alors dépoussière tes envies. Tu voulais faire pianiste, regarde des tutoriels de solfège, entraine ton oreille. Footballeur : bah à moins d’avoir un jardin, ce sera plus sur la technique et la stratégie.

Crée avec les enfants, ils adorent ou sans si tu n’en as pas : dessine, fait des collages, retape les meubles avec les moyens du bord. La contrainte n’est pas une excuse, elle facilite la créativité … j’ai plus d’idées de repas avec une liste d’ingrédients imposés que si je suis totalement libre !

Qu’as-tu envie de créer que ce soit matériel (un tableau) ou immatériel (une société avec plus de valeurs) ? Comment peux-tu commencer là, maintenant ? Rien ne change si l’on fait toujours la même chose : cf article sur la routine .


Je finis par cette peur que le virus nous fait ressentir. J’étais tranquille dans ma vie, des préoccupations d’occidentale chanceuse : on part où en vacances ? et si les gens trouvaient nul mon blog ? Et la bam ! le virus arrive et nous connecte avec cette peur viscérale, ancestrale. Celle de mourir.

De mourir seul(e) en réanimation ou bien de perdre quelqu’un qu’on aime. De mourir à petit feu par manque d’argent et de nourriture. Je ne crois pas qu’on meure par manque d’argent suite au virus ou à la crise qui se profile, nous serons tous dans la même galère et cela va certainement donner lieu à des initiatives d’entraide (expression de la créativité et de l’empathie).

Je pense que nous accouchons d’une nouvelle société, avec de nouvelles valeurs : humanité, créativité, retour à l’essentiel, amour, joie. Nous redoutons de perdre notre job, mais qu’allons-nous trouver ? Certainement de la liberté.

La liberté de vivre sa vie sans avoir à la gagner, en créant en réalisant ce que l’on aime. C’est le but ultime, j’ai bien conscience que dans un premier temps, il y aura encore des boulots permettant de manger. Mais je ne désespère pas qu’un jour notre activité nous passionne tellement qu’on ne l’appellera plus travail même si elle nous permet de subvenir à nos besoins.

A nous de défendre cette liberté retrouvée, la liberté de reprendre contact avec soi.


Ne perdons pas ça de vue lorsque nous aurons des choix à faire.

Qu’est-ce que JE pense, JE souhaite ?

Quant à la peur de mourir seul ou de perdre quelqu’un, elle existe et c’est le devoir de chacun de respecter les gestes barrières et le confinement. Pour vous rassurer un peu, les dés sont lancés… faut attendre. La grippe a fait 8000 morts l’année dernière (2018-2019), faisons au mieux pour que le coronavirus tue moins. Voyons le côté positif, cette peur de mourir est si forte, si importante que toutes nos autres peurs sont balayées : parler en public, le regard des autres, faire un mauvais article… tout le monde s’en fout, alors profitons-en pour être soi, faire tomber le masque, et pour terrasser les craintes du quotidien. C’est le moment de dire ce que vous avez envie de dire, de faire ce qui vous faisait peur, de vous lancer (en respectant le confinement 😊).

Lorsque la peur de mourir s’éteindra avec le virus, nos petites peurs disparaitront aussi.


Et toi de quoi as-tu peur d’habitude ? Que n’oses-tu pas dire ? Comment pourrais-tu aller à la rencontre de cette peur ? Par exemple si tu as peur de te montrer, fais une vidéo, lorsque le virus aura disparu, tu auras fait sauter la peur de t’exposer. C’est ce que je fais en partageant cet article. Mon premier, imparfait mais quelle importance ?

Le point scientifique


Je vous donne les points clés de cette épidémie, je ne vais pas m’étendre sur ces données, mais plutôt vous indiquer des ressources fiables :

  • Incubation (délai entre contamination et apparition des symptômes) de 5 à 12 jours
  • Lors de cette incubation les personnes peuvent contaminer l’entourage.
  • L’excrétion virale, c’est-à-dire la durée ou la personne a le virus dans son organisme est de 20 jours (cf vidéo de Didier Raoult)
  • Chaque personne malade ou porteuse contamine entre 2 et 3 personnes.
  • Le nombre de cas apparents double tous les 3 jours et pour chaque cas détecté il y en a entre 8 et 10 non détectés.
  • La pathologie s’aggrave potentiellement au bout de quelques jours (entre 5 et 10) donc vont se retrouver en réanimation les gens contaminés entre 10 et 22 jours avant (en comptant la phase d’incubation et la phase initiale de la pathologie).
  • Les mesures de confinement auront donc un effet dans 2 -3 semaines (Calcul personnel).
  • Les complications respiratoires touchent aussi les patients de moins de 60 ans, même des jeunes. Les enfants sont épargnés. En cas de saturation des hôpitaux, ces patients pourraient y passer par manque de soins (respiration artificielle). Cf http://biotechbourse.fr/coronavirus-faut-agir
  • Des molécules sont en test dont l’hydroxy-chloroquine qui semble prometteuse. (cf vidéos de Didier Raoult)

Statistiques


http://biotechbourse.fr/coronavirus-faut-agir

Les médias diffusent tous les mêmes informations qui sont les données de l’ARS et des études scientifiques digérées par des journalistes qui ne sont pas du domaine. Sans parler du mec qui s’emmerde et qui fait une vidéo sur le coronavirus en surfant sur la peur et l’ignorance.

Pour prendre du bon temps : je vous cite mes dernières découvertes


Lire :

Pour renouer avec la créativité : une énergie se dégage du bouquin, joyeuse et décomplexante. Pas besoin d’être Mozart pour faire de la musique. « Comme par magie » d’Elizabeth Gilbert.

Pour comprendre le changement : « Nouvelle Terre » d’Eckhart Tolle . Un monde meilleur passe par la transformation intérieure… justement le confinement nous invite à renouer avec l’intériorité. J’ai adoré ce livre, alors que je n’ai jamais réussi à lire le pouvoir du moment présent.

Pour se reconnecter au corps : Louis Ansa, « la voie du sentir ». Ce bouquin est riche. Il m’a fait comprendre la notion d’égo et l’importance du corps. Une première étape, après j’apprécie aussi danser sur des musiques que j’aime Parov Stelar et chanter sur le ré de la 3eme minute et 59ème seconde de Spirit Bird de Xavier Rudd : https://www.youtube.com/watch?v=TmxSxKxBbQE

Policiers : lire les livres de Georges Chesbro. Il est peu connu pourtant j’adore ces bouquins. Les héros sont originaux, le bizarre flirte avec la réalité. Je me suis régalée aussi avec « Mon amie Adèle » de Sarah Pinborough. Je l’ai acheté par hasard, car l’héroïne de mon livre porte le même prénom. Belle découverte, extrêmement bien ficelé, non conventionnel. Bref, ça m’étonnerait que quelqu’un devine la fin 😉.

Littérature : lire les Aki Shimazaki, une écriture précise, délicate qui entre en profondeur dans les sentiments et les problématiques humaines. Les livres sont courts et fonctionnent en série. Les personnages s’entrecroisent mais la lecture peut se faire dans n’importe quel ordre. Sinon j’aime beaucoup David Foenkinos, il ne se passe pas grand-chose mais il exprime bien les ressentis et les émotions. J’aime vivre le banal avec son regard.

Ecrire :

participer à un atelier d’écriture (https://www.lesmots.co/). Je participe actuellement à un atelier « s’écrire avec Philippe Vilain, je ferai une série sur le sujet).

Ecrire le matin ce qui nous passe par la tête pour évacuer les tensions. Tiré du livre de Julia Cameron « Libérez votre créativité ».

Ecouter des podcasts ou regarder des vidéos informatives :

J’aime beaucoup Christelle Lebailly

Sa chaine Youtube https://www.youtube.com/channel/UCYjY8Dkt72SDG8UYztwVcMw , elle a aussi un podcast : Le typoteur destiné aux créatifs audacieux.

Il s’agit de choisir un thème et non pas de subir les envois Facebook ou la sélection automatique de Youtube.

Pour les enfants :

Pour créer des BD https://bdnf.bnf.fr/index.html , écouter des histoires : https://jeunesse.short-edition.com/podcasts , https://www.Sybel.co , https://www.franceinter.fr/emissions/les-odyssees, https://taleming.com/ (des histoires et des idées pour les occuper).

Jouer on a ressorti PANDEMIC, un jeu collaboratif ou tous les joueurs luttent contre 4 virus qui déciment l’humanité. On a gagné, j’y ai vu un bon présage … https://www.philibertnet.com/fr/filosofia/23050-pandemie-8435407620155.html (pas d’affiliation, je ne gagne rien si vous commandez).

Faire du sport : je ne suis clairement pas une experte, on a fait une course de grenouille il y a trois jours et j’ai encore mal. Essayez, vous me direz !

Amelie
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